Je m'appelle Alfie. Je suis le côté obscur de la sale merde.
Lundi matin, retro sur la veille : rien qu'une sale merde, temps fort.
Dimanche midi, déjeuner avec une belle merde, deux merdes qui se contemplent, discutent et rigolent de leur odeur. Une ballade et S. m'envoie un message, elle ne veut plus de notre petit jeu qui n'apporte pas grand chose. J'embraye : "Tu ne veux plus? Je comprends mal... Viens prendre un café..." Elle vient. Je veux être sa drogue, la mienne est de la voir en manque. Café, promenade, sacré coeur, sacré toi, sacré paris, qu'est-ce que tu fais? tu veux voir un DVD à la maison?
Elle était venue en proposant de nous offrir une issue. Vicieux, j'acceptais la sortie qu'elle souhaitait rejoindre dignement, mais je l'y accompagnais en lui posant la main sur les fesses, un doigt glissé dans la fente, merci pour ces derniers gémissements, regarde ce que tu quittes, non, pas de regrets, au pire je reviendrais vers toi...
Avant de la retrouver, ma nana au téléphone, toujours au téléphone si je ne la vois pas, calée trop souvent entre les escapades, toujours avant la trahison, comme pour la dissiper.
Mais de Montmartre, c'est S. que j'ai ramenée jusqu'à chez moi. Jusqu'à mon canapé devant un prétexte de DVD, mon téléphone vibrant plusieurs fois au cours de la soirée mais il était déjà trop tard, j'étais déjà trop loin.
Au moins une fois par semaine depuis que je suis rentré de vacances, je trompe Céline. J'allume tout ce que je peux, je mens à tout le monde, tout le temps. Même à toi, Jay-Jay, oui à toi aussi j'ai menti. La fille que tu avais cru me voir embrasser l'autre soir, tu t'en souviens? Tu avais bien vu, je t'ai menti en niant le lendemain... Je t'avais laissé rentrer seul en te faisant porter le chapeau de celui pour qui la foune passe avant l'ami. Boh, entre sales merdes, tu ne m'en voudras pas, tu m'en as passé d'autres. Et puis il fallait me voir à genoux, contorsionné dans une rue déserte de Mouffetard, léchant le sexe trop épicé de sueur de ce sosie triste d'une célèbre comique. J'avais honte, si tu savais...
La honte, je connais. La pauvre Celine ne mérite pas cela. A chaque fois, je me traite de con. De vraie sale merde, quoi... Alors aujourd'hui, je dis stop. D'emblée. Rien à foutre, merde à la sale merde. Je choisis un chemin plus correct. Je ne vais pas non plus faire la nouille indéfinément, pour satisfaire la plèbe ou la toile de mes couilles qui a bien raison de se foutre de notre existence (pardon ma merde mais je t'inclus). Ainsi...
Résolution : un mois où je laisse de coté les textos tendancieux aux filles fallacieuses, un mois où mon corps n'appartient qu'à elle, Céline, qui ignore tout de mon aspect de pute et le devine seulement. Mais je le sais mieux que quiconque, aussi bien que toi, ne plus faire n'importe quoi de son corps n'implique pas la fin d'agissements dignes d'une sale merde. Et puis, une sale merde n'est pas une sale merde pour rien. A vrai dire, j'imagine déjà la prochaine transgression. Comme une sale merde. Comme toi.
8.9.08
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