10.9.08

Une résolution de merde

Je m'appelle Alfie. Je suis le côté obscur de la sale merde.

Playlist : Serge Gainsbourg - Requiem pour un Twister

Une belle merde. Une sale merde. Pour être précis, une belle grosse sale petite merde. Il m'a fallu deux jours pour déféquer dans la nature, ma noble résolution souillée dès son éveil. C'est dégueulasse. Le premier jour, j'ai géré les secousses résiduelles de mes exactions, les répliques. Le deuxième, j'ai replongé comme une sale merde, drogué, peut-être même dopé à l'odeur fécale de mes textos salasses, sournois, envoyés à A., à S., à M., tel un prince d'Arabie. Le tout coincé entre quelques douceurs envoyées à Céline, comme le coup de désodorisant qui ne parvient jamais à masquer toute la toxicité ambiante.

Céline, je la retrouve, on s'engueule, j'en ai marre et il suffit d'une nuit difficile pour que je renonce à ma résolution. Le lendemain, au matin, le soleil revient, la bonne humeur de retour, Céline n'est pas belle mais si charmante, pétillante, envoûtante d'esprit, on rit, on fait l'amour. Comme aux plus beaux jours. Mascarade ou non, je fonds, sa douceur est un bonheur. Seulement voilà, la veille la brèche a été créée. Un vrai vortex.

15h30, de retour chez moi, sexe à l'eau et au savon et j'allonge sur mon lit une vieille connaissance. Je me délecte sans remords de ses nichons généreux, je bande, je bande, je bande. Vite, je dois aller au boulot, métro, elle m'accompagne un peu. Là, classe, je lui avoue : j'ai une nana, huit mois. Mec bien. Sale merde. Je souris de son air faussement effrontée, de son choc d'avoir trompé une camarade. Elle est blasante, la comédie des autres...

Arrivé au travail, nouvelle session texto. A. est déchaînée, m'envoie des mots qui filent directement de l'écran à mon slipo, je lui répond de quoi faire scratcher sa platine. Session photo, banco et voilà sa chatte, ses seins, sa figure un peu lasse mais soulagée. Elle conclut : Ce soir, internet? Céline au téléphone à la pause, je baragouine des mots tendres, reporte notre dîner à demain. Ce soir dans ma chambre résonneront les Touboudoum de Messenger jouant le requiem pour une sale merde.

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