25.9.08

why? Because I'm good at it!

Je ne pense plus aux meufs. Depuis trois jours. Je les emmerde ces grognasses. Elles ne servent à rien. J’ai oublié Elsa, qui a adopté la stratégie de l’autruche. Elle m’a rayé de ses pensées, et je l’emmerde comme je t’emmerde, Alfie.

Depuis deux jours je me nourris mal : mon seul kiff c’est l’échalotte, et la bière. Ce matin, je n’ai même pas fait mes pompes et mes abdos, comme à mon habitude. Pourquoi ? Parce que je m’en bats les couilles. Il y a deux semaines, je fanfaronnais devant un pauvre numéro de portable que j’avais chopé auprès d’une pétasse que j’ai envie d’appeler Gilberte.

Je m’en bats les couilles de Houellebecq. Ce mec écrit car il lui reste une lueur d’espoir avec les putains. En ce qui me concerne, j’ai abandonné toute envie. Je suis à zéro % d’envie.

Alors oui, je fais plus mes pompes et mes abdos. Perte de temps.

Elsa, je t’emmerde et je t’oublie. Au fond, je suis si mal à l’aise près de toi, dans ton appartement de bobo, dans ton quartier de bobo.

Aujourd’hui, je me promenais dans le 8e arrondissement, le quartier des riches, le quartier du POUVOIR. Je respirais l’air du 8e arrondissement et je me sentais dans mon élément, chez moi. En moi surgissait l’envie de conquérir Paris, d’être fort, puissant et craint. J’abandonne les filles au profit du pouvoir. Une volonté de puissance nietzschéenne et nihiliste s’empare de mon corps. Je n’ai qu’une idée fixe : gagner.

Ce soir, une fuck buddy vient chez moi. Mon instinct me dit d’annuler. Pour être cohérent avec moi-même, je me dois d’annuler. Vais-je annuler ? Non. Pire. Je vais me comporter avec elle comme si j’étais un bon père de famille, je vais lui dire que je la kiffe comme jamais, je vais regarder un DVD avec elle et m’endormir dans ses bras. Je vais la faire rêver.

Je veux être un bon père de famille sans femme, sans enfant, sans plaisir.

Je serai le Julien Lepers du monde des affaires.
Déterminé, consciencieux, méthodique et pervers.

Aucun commentaire: